Il était artiste, foncièrement, profondément, passionnément, bien sûr.
Décédé le 19 juin 2000, à l'âge de 57 ans.
Peintre reconnu, et coté officiellement, il a vécu ses premières années à Narbonne. Une enfance tranquille qui l'a conduit à Perpignan où il entre à l'école des Beaux Arts. "Monté" à Paris, après l'école, il y a connu rapidement succès et reconnaissance. Dans son atelier montmartrois, il employa une dizaine de personnes, pendant plusieurs années, à la création de poupées de porcelaine dont le raffinement intéressa les plus grandes stars dont il devint l'ami. En 1983, il quitta Paris, pour ne plus s'occuper que de la Berchère. Il y créa un style que "Le Monde" évoqua en son temps, comme "les nuits narbonnaises de Marcel-Charles Gaichet". A partir de 1995, le créateur se consacra à sa peinture qui est, comme le furent ses émotions, d'ombre et de lumière. Il a parcouru le monde pour "les Maisons de France, choisi pour son talent de portraitiste afin de représenter un aspect de notre pays.
Le plus montmartrois des Narbonnais vivait un peu "à la Gainsbourg", entre ombre et lumière, cultivant un petit air d'Andy Warhol. Ces nuances, on les retrouve dans les différentes époques de sa peinture.
Marcel-Charles, personnalité narbonnaise, c'est vrai, mais il était bien plus un personnage de notre ville, dans l'acception la plus noble de ce terme. Ses dessins, ses caricatures, ses tableaux fleurissent un peu partout dans sa ville, mais l'artiste, adopté aussi par Paris où il tint une galerie, fut le premier à offrir à Narbonne, une vie nocturne. Les nuitées au Mas de la Berchère, très longtemps ont été le must. La Berchère se donnait des airs de Quartier Latin, de Montmartre, de Ménilmontant. Les soirées y étaient colorées, à l'image de Marcel-Charles qui rayonnait alors qu'au coeur d'une multitude de papillons de nuit.
L'hommage des élus "Marcel devait représenter la ville à Weilheim à la fin du mois. Il avait préparé une exposition de visages languedociens. Je souhaite qu'elle soit maintenue. C'est un ami de ma génération qui s'en va. Nos familles se connaissaient bien et c'est un grand artiste qui nous quitte". ( Michel MOYNIER - Maire de Narbonne).
"Marcel était un ami depuis très longtemps. L'artiste était reconnu à Narbonne comme ailleurs, il était animé d'une grande sensibilité. Il avait sur les grands problèmes de société un point de vue souvent original et cosmopolite. Il était affecté par la détresse des autres et converser avec lui était toujours intéressant". (Jacques BASCOU - Député de Narbonne)
Sources : l'Indépendant du 20 Juin
La Berchère, c'était une insouciance, une légèreté de vivre. Une volonté de vivre légèrement quoiqu'il arrive. Marcel-Charles, lui avait ce que j'appelle cette politesse. A la Berchère, la porte s'ouvrait sur des moments magiques, poétiques. Qui que l'on soit, en y pénétrant, on devenait magique à son tour".
Extrait de "Le côté d'où vient la nuit" ; roman de Linda Bastide.
Récupérée de « http://www.wiki-narbonne.fr/index.php?title=Marcel-Charles_Gaichet »